Le récent démantèlement d’un réseau de prostitution impliquant des mineurs dans l’Est interpelle le parti de la rose. L’aile féminine du Mouvement patriotique recommande une série d’amendements à être apportés à la Child Protection Act. La loi doit sanctionner les parents proxénètes, avance Jenny Mooteealloo, mais aussi ceux qui se rendent « complices » comme des chauffeurs de taxis.

Autre mesure : celle des sentences échelonnées en fonction de l’âge de l’enfant victime, à l’exemple des provisions de la loi française. Mais aussi un vrai programme de réhabilitation des agresseurs pour prévenir les récidives. La catégorie des personnes requises par la loi de dénoncer des cas d’abus devrait être « élargie », poursuit Mooteealloo, pour inclure toute personne susceptible d’être au courant, et pas uniquement le personnel enseignant, médical et paramédical. Des suggestions que le Mouvement patriotique souhaite voir reprendre dans le Children’s Bill qui se fait toujours attendre, note Lysie Ribot.

Le MP recommande aussi que le ministère du Développement de l’enfant se penche sur les shelters pour enfants, dont certains ont été pointés du doigt dans le dernier rapport de l’Audit, souligne Lysie Ribot. La Child Development Unit devrait aussi être restructurée et se décentraliser, avec une cellule dans chaque région, dit-elle.

Photo : Lysie Ribot et Jenny Mootealloo (à l’avant-plan) entourées d’autres membres de l’aile féminine du Mouvement patriotique.