Roshi Bhadain a été très mesuré dans ses propos à propos de l’affaire Álvaro Sobrinho. Le leader du Reform Party rappelle que l’homme d’affaires angolais n’a pas été condamné par une cour de justice. Et que, comme dans le cas de Pravind Jugnauth dans l’affaire Medpoint, il y a un « due process of law ».

« Quelle différence entre le cas de cet homme et celui de Pravind Jugnauth ? » se demande Bhadain.

Selon l’ex-ministre de la Bonne gouvernance, quelqu’un ou un groupe d’intérêts est derrière les « fuites » d’informations sur Álvaro Sobrinho à la presse. Et de rappeler que même la Banque de Maurice a formulé un démenti, hier 9 décembre, à propos d’une requête de licence bancaire pour le compte de l’une des entreprises de l’Angolais.

Le leader du Reform Party estime, en revanche, qu’il semble que certains fonctionnaires ont bénéficié d’avantages à cause de leurs fonctions. Et qu’il revient  à la Commission anticorruption de se pencher là-dessus.

Roshi Bhadain est également revenu sur la convocation de Gérard Sanspeur, cette semaine, aux Casernes centrales. Disant espérer qu’il n’y aura pas de « cover-up » dans cette affaire. Et d’insister qu’il y a eu « manipulation », voire « complot » pour faire capoter le projet Heritage City.

Le leader de Reform Party s’interroge aussi sur les honoraires du conseiller au ministre des Finances, qui siège aussi sur divers conseils d’administration.

Avec Naila Hanoomanjee à Landscope, argue Bhadain, Sanspeur « contrôle » les terres et les biens immobiliers de l’Etat, mais aussi les investissements étrangers qui passent par le Board of Investment. « Kouma dir li mem Premye minis Moris, pa Pravind Jugnauth aster ! » a ironisé le leader du Reform Party.

Commentant les commentaires d’Ivan Collendavelloo, ce 8 mars, en faveur des nominées politiques du présent régime, Bhadain estime que « ce n’est pas son rôle [à Ivan Collendavelloo, NdLR] de défendre qui que ce soit ». Et d’affirmer que le Muvman liberater, que dirige le Deputy Prime minister, « ne représente rien ».