C’est un jour historique pour la communauté LGBT en Inde. La Cour suprême a dépénalisé l’homosexualité. Cette nouvelle réjouit le Collectif Arc-en-ciel qui espère qu’elle inspirera Maurice, a déclaré Aschwin Ramenah, son manager.

Le collectif a écrit à l’Attorney General Maneesh Gobin pour solliciter un rendez-vous au plus tôt. Ce dernier est actuellement aux Seychelles dans le cadre du 18conseil des ministres de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group. En juin dernier, le bureau de l’Attorney General disait suivre cette affaire «de très près» en raison des «implications qu’elle pourrait avoir sur l’interprétation des normes d’application internationales en matière des droits humains».

L’article 377 du Code pénal, qui condamne les relations sexuelles entre personnes de même sexe, était «devenue une arme de harcèlement» contre la communauté de lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et queer, a déclaré Dipak Misra, le président de la plus haute instance judiciaire de la Grande péninsule.

Cette section de la loi est «arbitraire, indéfendable et manifestement arbitraire», a encore statué la Cour suprême, selon ce que rapporte Times of India. Le juge Chandrachud a, pour sa part, ajouté que le refus du droit à l’orientation sexuelle est un refus du droit à la vie privée.

En Inde, la décision a été accueillie par la communauté LGBT et les activistes avec des larmes de joie, des scènes de liesse et des défilés dans les rues.

«L’ONU en Inde espère sincèrement que le jugement de la Cour sera la première étape vers une garantie de l’intégralité des droits fondamentaux pour les personnes» homosexuelles, a indiqué le bureau indien des Nations unies dans un communiqué, rapporte l’AFP.