Le Senior Counsel ne comprend pas. Hervé Duval fait l’objet d’un Precautionary Measure, dont l’auteur est Sanjeev Teeluckdharry. Celui-ci allègue qu’un dénommé José Robertson avait sollicité ses service d’avocat en octobre dernier. Ce Mauricien, établi en Europe, lui aurait demandé le 11 octobre de lui rembourser les frais payés jusqu’ici, et indiqué que ce serait Hervé Duval qui l’aurait incité à une telle démarché.

A en croire la déclaration de Teeluckdharry à la police, Robertson lui a écrit que Duval lui aurait dit de faire des allégations «de fausses promesses» à son encontre.

Ces allégations, ces «insinuations», Hervé Duval les dément avec force. «J’ai vérifié : on n’a jamais rien eu à faire avec [Robertson] et aucun de mes collègues n’a eu affaire à lui», soutient le président du Bar Council. Du reste, dit-il, «il n’y a aucune raison qu’il y ait un problème personnel entre M. Teeluckdharry et moi». Précisant que l’ancien Deputy Speaker «a des explications à donner à l’Ordre des avocats, et pas à moi personnellement».

Envisage-t-il quelque action contre son confrère ? Pas pour l’heure, affirme Hervé Duval. Qui veut d’abord compléter sa mission à la présidence du Conseil de l’ordre des avocats. «Une fois cette mission accomplie, je verrai s’il y a lieu de prendre des actions légales pour dénonciation fausse et malicieuse.»

Sanjeev Teeluckdharry est engagé dans un bras de fer avec le Conseil de l’ordre des avocats. Celui-ci reproche à l’avocat d’avoir fait une entorse au code d’éthique de la profession de par ses attaques contre des confrères dans le sillage de la publication du rapport Lam Shang Leen. L’ancien Deputy Speaker avait également balancé à la poubelle le rapport, qu’il veut contester par voie de révision judiciaire.