Maurice n’importe pas du pétrole brut mais les produits raffinés qui en découlent, insiste Ashit Gungah. La baisse enregistrée ces dernières semaines sur le cours mondial du baril de pétrole ne se répercute donc pas directement sur le prix à la pompe, explique le ministre du ministre de l’Industrie et du Commerce. De plus, diverses charges, tel le fret, viennent s’ajouter à cela. Il faut aussi, poursuit Gungah, prendre en compte le taux du dollar : celui-ci s’est apprécié de 13% de janvier à août de cette année. Une série de facteurs qui explique la décision, hier, du Petroleum Pricing Committee (PPC) de réviser à la baisse le prix du diesel et de maintenir celui de l’essence.

Ashit Gungah souligne que le rôle du PPC est de permettre, dans la mesure du possible, de stabiliser les prix du carburant sur le marché local. Comme cela avait été le cas de mars 2011 à mars 2013 : ceux de l’essence et du diesel n’avaient pas connu de changement durant cette période alors que le cours du pétrole augmentait sur le marché mondial.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce est également revenu sur le dossier du transport du carburant. Depuis que le contrat de Betamax a été résilié, dit-il, le pays a fait des économies en recourant aux services d’autres transporteurs. Le fret sur ceux-ci, avance Ashit Gungah, nous revient à un prix moyen de 26,62 dollars la tonne de carburant contre 30,79 dollars sur le tanker Red Eagle. Soit des économies « de 5 millions de dollars par an », soutient le ministre.