Le gouvernement maintient son intention d’enclencher son plan de réforme de la fonction publique. Narendranath Gopee exprime toutefois des réserves. La faute, dit-il, à des fonctionnaires réfractaires, certains en haut lieu.

Le président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) s’adressait, ce matin, aux Office Auxiliaries présents à l’assemblée générale annuelle de la Government Office Attendant Union and Benevolent Union (GOAUBU), à Port-Louis.

Il note également que le travail des syndicats dans la fonction publique devient plus compliqué. Gopee a aussi réitéré son souhait pour que le Pay Research Bureau (PRB) fonctionne plutôt comme une plateforme de discussions au lieu d’être consultative.

Mahendrasingh Barosa, qui préside la GOAUBU, souhaite pour sa part que le PRB soit plus transparent. Et que des institutions comme la Public Service Commission soient aussi sujettes à la réforme. La PSC, dit Barosa, ne doit pas déléguer ses pouvoirs de recrutement aux ministères si l’on veut éviter les perceptions de favoritisme ou de passe-droits.

Autres sujets abordés par Barosa dans le cadre de la réforme : la revalorisation des postes aux plus bas de l’échelle. De même que les conditions de travail ainsi que certains avantages auxquels les Office Auxiliaries devraient aussi avoir droit.

Le président de la GOAUBU déplore toutefois l’absence, à cette assemblée qui a réuni quelque 350 personnes, d’un haut cadre de la Fonction publique. Alors que c’est la pratique depuis des années, dit Barosa. Le ministre Boissezon s’est excusé, n’étant pas disponible.

Barosa espère cependant que le Private Parliamentary Secretary Toolsyraj Benydin agisse comme « pont » entre le syndicat et le ministre de la Fonction publique. Qui est aussi son camarade de parti au Muvman liberater.