«Enough is enough.» MGavin Glover a exprimé son ras-le-bol, au sortir de la Cour de district de Curepipe. Le Senior Counsel maintient que depuis 29 mois qu’elle a été logée, la charge provisoire de blanchiment d’argent contre Navin Ramgoolam n’a plus lieu d’être. Soit elle est rayée, soit son client fait face à une charge formelle.

La motion de radiation des charges, présentée par Glover, a été débattue ce mercredi 19 juillet.

La charge provisoire, a fait valoir Glover, est une «procédure administrative» et non une procédure judiciaire. Ce n’est d’ailleurs pas le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) qui initie une requête de charge provisoire mais la police, a fait remarquer l’homme de loi.

Le Senior Counsel a aussi souligné que cette affaire traîne depuis 29 mois, la charge provisoire ayant été logée en février 2015. Il y a eu de nombreux renvois, a-t-il poursuivi, notamment à cause des délais supplémentaires requis par la poursuite, le dernier en date remontant au 28 juin.

Tout prévenu a droit à un procès équitable dans un «délai raisonnable», a rappelé Glover.

Denis Mootoo, qui représentait le bureau du DPP, a argué que rayer la charge provisoire «would be of no use and purpose». Prié par la magistrate d’expliquer la «raison d’être» de la charge provisoire, MMootoo a répété que celle-ci ne pouvait être rayée.

La poursuite a aussi rappelé qu’une charge formelle pourrait être logée d’ici septembre, comme indiqué le 28 juin. Et réitéré sa demande pour un délai supplémentaire. Requête refusée par la magistrate Meenakshi Bhogun.

Celle-ci rendra sa décision sur la motion de radiation des charges le 28 août.