90-90-90. Les objectifs de l’Onusida d’ici 2020 sont clairs, soit que :

Le ministère de la Santé mauricien espère pouvoir faire mieux durant ces cinq ans et arriver à une cible finale de : 100-100-100. C’est ce qu’a indiqué Anil Gayan dans une conférence de presse, ce matin, à la suite d’une réunion du National Aids Committee qui s’est tenu ce 17 décembre.

Passant en revue les chiffres relatifs à l’épidémie du VIH-sida à Maurice, de 1987 à ce jour, Gayan note que « la tendance se maintient à la baisse » en ce qui concerne les nouvelles contaminations. Ce qui indique, dit-il, « que la situation s’est améliorée et que les programmes mis en place fonctionnent ».

Au niveau du traitement, 2 500 personnes vivant avec le VIH-Sida sur les 6 284 sont sous traitement antirétroviraux. Les autres suivent un autre traitement à l’hôpital. Le ministre déplore toutefois que certains patients ne se font pas soigner. Il a également lancé un appel aux populations à risques. Ces personnes, soit les injecteurs de drogues, les travailleuses du sexe, les hommes qui ont des relations avec les hommes et les détenus, ont tendance à « self-stigmatise », à « se mettre à l’écart », selon Gayan. Or, dit-il, le sida aujourd’hui, « n’est plus un sujet tabou ». Et avec les progrès de la médecine, poursuit-il, « il est possible de mener une vie normale ».

Le ministre lance également un appel au public en général pour qu’il se fasse dépister. Gayan, qui avait annoncé en avril dernier qu’il se ferait tester pour le VIH-sida, l’a fait aujourd’hui. Avant de se rendre au Mega Blood Donation qui se tient, jusqu’en fin d’après-midi, sur l’Esplanade bâtiment Emmanuel Anquetil, à Port-Louis.