A peine lancé, le comité régulatoire sur la Fintech et les services financiers innovants devrait déjà soumettre son premier rapport. Et ce dans à peine deux mois, en avril. Le document servira de base aux «regulations» à mettre en place pour encadrer ce nouveau secteur, explique Harvesh Seegolam.

Il faudra trouver un «juste équilibre» dans la régulation, insiste le Chief Executive de la Financial Services Commission (FSC) et membre du comité, lancé ce vendredi 9 février. Cela permettra d’attirer les investisseurs tout en encadrant le type d’opérateurs. Il faut également identifier les segments d’activité que Maurice souhaite promouvoir.

Des discussions initiées par le panel ce vendredi 9 février, et qui ont rassemblé nombre d’opérateurs, il ressort que les conditions sont propices pour le développement de ce secteur. Plusieurs banques et compagnies d’assurances, par exemple, ont adopté les services digitaux dans les transactions avec leurs clients. Tandis que plus de la moitié de la population est connectée à l’internet.

La FSC, dans son rôle de régulateur, veut promouvoir le FinTech et propose même de faire de Maurice un hub pour la région. A la FSC House, cet après-midi, il a notamment été question de l’accompagnement d’activités de type Blockchain, Bitcoin et ICO (Initial Coin Offering).

Le comité régulatoire a aussi évoqué le cadre régulateur existant, qu’il faudra évaluer. Selon Lord St John of Bletso de la House of Lords au Royaume-Uni, aussi membre du comité, l’usage de l’intelligence artificielle permettra un développement conséquent dans se secteur. En permettant, par exemple, de surveiller d’une façon très assidue les activités frauduleuses éventuelles et les pirates informatiques.

L’alliance de la finance et la technologie sera bénéfique pour Maurice, estime Lord Meghnad Desai, économiste de formation. Le pays, dit ce membre du comité régulatoire, est bien situé pour agir comme une plateforme pour l’océan Indien et l’Afrique. Et de faire l’éloge du savoir-faire mauricien que des capacité de la main-d’œuvre locale. Les règlements à venir devraient booster Maurice et en faire un «acteur majeur», poursuit Lord Meghnad Desai.

Photo : Lord Meghnad Desai, Lord St John of Blesto, Nishith Desai et Loretta Joseph, tous membres du comité régulateur.