La réunion du comité de soutien aux femmes cleaners grévistes de la faim avec les autorités, cet après-midi, n’a pas eu les résultats escomptés. Et c’est très remontés que Jack Bizlall et ses camarades sont retournés au ruisseau du Pouce. Porteurs de mauvaises nouvelles. L’Etat campe sur sa position : les 333 femmes cleaners employés par des entrepreneurs ne peuvent être embauchés par le ministère de l’Education.

Une position que le rassemblement de syndicalistes balaie avec force. Employer ces femmes est possible. Mais le dialogue, pour être constructif, doit se tenir avec des ministres car ils sont décisionnaires et non avec de hauts fonctionnaires comme aujourd’hui encore, affirme le comité de soutien.

Bizlall espère donc voir les titulaires des portefeuilles des Finances – et donc le Premier ministre –, du Travail, de l’Education, de l’Intégration sociale et de l’Egalite des genres à une réunion sur le cas de ces femmes ce lundi 23 octobre.

Le comité de soutien se réunira la veille pour discuter des options. Car à en croire Bizlall, il existe un nombre de solutions possibles pour garantir l’emploi de ces femmes. Rendez-vous est donné ce dimanche 22 octobre, au centre Marie reine de la paix à Port-Louis, à 10h. Les participants à cette assemblée se rendront par la suite au chevet des grévistes de la faim.