Le Premier ministre s’est déjà prononcé : la grève de la faim des femmes cleaners «ne mènera nulle part». Reeaz Chuttoo, qui est aussi engagé dans cette action, ne perd toutefois pas espoir de pouvoir rencontrer Pravind Jugnauth pour discuter du sort de ces femmes qui, insiste-t-il, touchent des salaires de Rs 1 500 par mois. Le syndicaliste en appelle au leader de l’opposition Xavier Duval mais aussi à tous les partis d’opposition de s’unir pour que cette réunion puisse se faire.

Shakeel Mohamed, du Parti travailliste, était à leur chevet durant la journée.

La voix affaiblie, le président de la Confédération des travailleurs du secteur privé ne souhaite pas polémiquer avec le ministre mentor. A la sortie de la réunion du comité hebdomadaire du gouvernement, ce lundi 23 octobre, sir Anerood Jugnauth a eu des propos très violents à l’encontre des grévistes. Interpellé par les journalistes, il a déclaré : «Ki pou zwenn zot? Si zot desid pou al swiside, nou bizin al zwenn zot?» Avant d’ajouter : «Mo foupamal ek zot!»

Reeaz Chuttoo préfère, en effet, mettre ces propos sur le compte d’une colère passagère. «Tout père ne peut sacrifier ses propres enfants», estime Reeaz Chuttoo.

Les femmes cleaners en sont à leur huitième jour de grève de la faim.