L’Extended Programme (EP) est dédié aux enfants n’ayant pas réussi dans quatre matières comme requis pour l’obtention du Primary School Achievement Certificate. Un programme qui, avec la réforme éducative dite «Nine-Year Schooling», vient remplacer la filière prévocationnelle. L’EP regroupe des élèves de divers niveaux, rappelle Munsoo Karrimbaccus, et aurait dû à ce titre, comprendre des classes de 15 enfants maximum.

Or, constate l’éducateur et facilitateur au niveau de l’EP, dans la réalité, le nombre d’élèves est bien plus élevé. Ainsi, le collège Hamilton à Mahébourg a prévu deux classes de 26 enfants chacune. Alors que le programme prévoit des classes de 18 à 20 élèves. Ce qui est déjà trop pour le secrétaire général de la Union of Private Secondary Education Employees, qui cite les difficultés d’apprentissage de certains élèves. Kurrimbocus souhaite également qu’un aide-enseignant soit posté dans chaque classe.

L’EP, souligne de son côté la ministre de l’Education, vise à «équiper ses jeunes à mieux affronter la vie» malgré des résultats peu fameux au primaire. Au terme des quatre années en «extended stream», l’élève pourra poursuivre sa scolarité au collège ou opter pour une formation technique. Cela après avoir pris part aux examens nationaux en Grade 9.

Leela Devi Dookun-Luchoomun était, le vendredi 21 décembre, au Mahatma Gandhi Institute, Moka, où a eu lieu le lancement d’un livret sur le thème «Extended Programme: Moving Ahead». Cela en présence des 600 enseignants et chefs d’établissement qui ont participé à la première année de sa mise en œuvre. Le livret vient poser un premier bilan et poser les jalons pour la suite, en prenant en compte les avis et témoignages des éducateurs. La ministre a d’ailleurs salué leur amour et leur dévouement à leurs élèves.

2018 a été une «année intense» en termes de formation et d’ateliers pour ces enseignants, notamment quant à de nouveaux modes d’évaluation, a indiqué Leela Devi Dookun-Luchoomun. Il est ainsi question d’un livret de progrès de l’élève.