Les diplômes des ex-étudiants d’EIILM University n’étaient pas reconnus. L’établissement n’étant pas enregistré auprès de l’University Grants Commission de l’Inde. Il aura fallu patienter quelque trois ans avant qu’une solution ne leur soit proposée. La Tertiary Education Commission a, il y a une dizaine de jours, émis un communiqué annonçant un Top-Up Programme à leur intention.

Celui-ci, à plein temps et d’une durée d’un an, coûtera Rs 25 000 concerne les diplômes suivants : Bachelor of Business Administration, BA Journalism and Mass Communication/ BA Advertising and Mass Communication, BA Hospitality Management, Bachelor of Computer Applications.

Interrogé à ce sujet, la ministre Leela Devi Dookun- Luchoomun indique que la TEC travaille sur ce dossier.

Au niveau de la Tertiary Education Commission, on indique que le dossier est en cours de finalisation. Mais que des questions restent en suspens. Si le Top-Up Programme est destiné surtout à ceux qui n’ont pu terminer leur cursus lorsqu’EIILM University a fermé ses portes, fin 2015, des étudiants ayant terminé leur parcours souhaitent pouvoir en bénéficier. La raison évoqué par ces derniers : le manque de rigueur académique, voire le manque de compétences avoué de certains chargés de cours.

Les étudiants intéressés ont jusqu’au 15 mars pour se faire connaître. Le mail devra porter l’intitulé «Top-up programme for ex-EIILM University students» et être adressé à : ou [email protected] ou Director.Tertiary @govmu.org

Les diplômés de l’Eastern Institute for Integrated Learning in Management University (EIILM) sont dans la tourmente depuis 2013, lorsqu’il est apparu que la branche mauricienne n’était pas reconnue en Inde. Celle-ci était dirigée par Sunil Jeetah, frère du ministre de l’Education supérieure d’alors, Rajesh Jeetah. Des parents et des étudiants s’étaient mobilisés en 2015 pour réclamer des actions concrètes.

L’établissement EIILM de Sikkim en Inde a, lui, cessé ses activités en 2014. Un fact-finding committee institué par l’UGC avait recommandé sa fermeture, qui prit effet début 2015. Trois hauts cadres avaient été arrêtés pour avoir émis de faux diplômes.