Preety Daby ne laisse pas Jane Constance indifférente. L’artiste de l’Unesco pour la paix a écrit à la ministre de l’Education pour l’interpeller sur le cas de cette jeune fille non voyante qui a obtenu de très bons résultats aux examens menant au Primary School Achievement Certificate. Or, elle n’est «toujours pas scolarisée à ce jour» dans un collège.

Les enfants souffrant de handicap, souligne Jane Constance, font face à de nombreuses difficultés dans leur scolarité. La chanteuse mentionne seize points dont : le transport, le manque de formation du personnel enseignant et non enseignant, l’absence de matériel scolaire spécialisé et de textes en braille, ou encore des infrastructures scolaires – allant de la classe aux toilettes – inadaptées. Des «barrières» que l’adolescente, elle-même aveugle, connaît pour les avoir vécues.

«En tant qu’artiste de l’Unesco pour la paix, je lance un appel fort pour qu’ensemble nous puissions trouver une solution durable et pérenne à ces problèmes qui font de notre cursus scolaire un vrai parcours du combattant», plaide Jane Constance auprès de Leela Dookun-Luchoomun.

Armoogum Parsuramen, qui a fait état du courrier en conférence de presse, le vendredi 23 février, souligne de son côté l’exemple de trois écoles gérées par l’Education catholique à Rodrigues, qui s’adaptent pour accueillir des enfants handicapés. Les challenges auxquels doivent faire face les handicapés au collège ou pour leurs études supérieures sont encore trop nombreux, constate le président de la Global Rainbow Foundation (GRF).

La vice-présidente de la GRF a aussi pu en témoigner. Aarti Burtony lance un appel aux autorités de ne pas faire la sourde oreille dans le cas de Preety Daby.

Photo (archives) : Jane Constance et ses parents aux côtés de Pradeep Roopun, ministre des Arts et de la Culture, Vishnu Lutchmeenaraidoo, chef de la diplomatie, et le Premier ministre Pravind Jugnauth.