«Il nous faut savoir choisir nos batailles.» La motion de blâme contre le gouvernement, explique Xavier Duval, sera bien déposée. Mais après le «mandat populaire» du 17 décembre. Avec la partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes et la reprise des travaux parlementaires, l’attention sera partagée, poursuit le leader de l’opposition. D’autant que pour le PMSD, la bataille se fera sur deux fronts : à l’Assemblée nationale et sur le terrain.

Le leader des bleus égratigne au passage l’ancien leader de l’opposition. Paul Bérenger, dit-il, n’a déposé aucune motion de blâme ces 11 dernières années. Contrairement au PMSD qui continue de faire pression sur le gouvernement, affirme son leader.

Abordant les poursuites auxquelles devra faire face Navin Ramgoolam, Duval fait le parallèle avec Pravind Jugnauth. Le Premier ministre, blanchi en appel dans le procès qui lui était intenté pour conflit d’intérêts, doit désormais attendre que le Privy Council se prononce. Les ennuis judiciaires des leaders du PTr et du MSM viennent conforter celui du PMSD dans sa décision d’avoir quitté l’alliance Lepep.

Concernant la grève de la faim des femmes cleaners, Xavier Duval somme le gouvernement de «tenir ses promesses». Et d’ajouter qu’il faut leur offrir un emploi à temps plein à durée indéterminée. Le Premier ministre a affirmé hier que les syndicalistes ont entraîné ces femmes dans une action qui «ne mènera nulle part».

Une critique cinglante est par ailleurs adressée à Air Mauritius. Il accuse la compagnie d’avoir dépensé des sommes «exorbitantes» pour les cérémonies autour de la livraison du Morne Brabant, premier de la nouvelle flotte d’A350-900. Commentant le licenciement des pilotes par la compagnie d’aviation nationale – la réintégration de Patrick Hofman et de Bain Ulyate, qui ont fait appel, est à l’étude – Duval estime que les secousses au Paille-en-Queue Court sont le résultat de l’inefficacité du gouvernement en place.