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Le Budget 2017-2018 prévoit des dotations pour renforcer l’arsenal de la police, de la National Coast Guard et de la Mauritius Revenue Authority. Des dépenses qui serviront aussi dans l’aspect répressif de la lutte contre la drogue, note le père Gérald Mongelard. «Mais, prévention ?» s’interroge l’homme d’église.

Le père Mongelard était aux côtés d’autres religieux, ce jeudi 22 juin, pour annoncer la tenue d’un atelier de travail la semaine prochaine sur les politiques de drogue. L’atelier de travail réunira différents chefs religieux au centre Ba’hai, le mardi 27 juin. Il sera animé par le Collectif Urgence Toxida (CUT) et Leadership and Empowerment for Action and Development (LEAD).

Un exercice nécessaire, estime monseigneur Ian Ernest, et placé sous trois mots clés : mobilisation, orientation et solidarité. Il faut se mobiliser pour «sauver les enfants» usagers de drogue, explique l’évêque de Maurice. Mais aussi comprendre les tenants et les aboutissants, de même que les enjeux de cette problématique, dit Mgr Ernest.

«Ce n’est pas un combat rien que pour les religieux», fait ressortir Ian Ernest.

Ce dernier, souligne Danny Philippe de LEAD, apportera son soutien pour la mise en place d’une structure d’accueil pour les mineurs toxicomanes qui souhaitent décrocher. Ce type de dispositif n’existe pas, explique-t-il, et les centres de désintoxication à Maurice et Rodrigues ne sont pas adaptés aux jeunes de moins de 18 ans. Or, insiste Danny Philippe, la «situation est très, très grave», notamment avec les drogues de synthèse sur le marché.

L’atelier du 27 juin, détaille Kunal Naïk de CUT, portera notamment sur les politiques des drogues et leur impact sur la santé mais aussi sur la société. Il sera aussi question de la manière de faire des plaidoyers auprès des autorités.

Il est impératif de faire la distinction entre trafiquants et consommateurs, insiste Naïk. Ces derniers ayant besoin d’un soutien pour en finir avec la toxicomanie. Or, la loi mauricienne envoie les toxicomanes en prison, où il n’y a pas de programme de réduction des risques, et peuvent y contracter le VIH ou l’hépatite C.

Et alors qu’un plan national sur le contrôle des drogues est en préparation, toutes les parties prenantes doivent être impliquées, relève Naïk.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités, dont un symposium en septembre, organisées pour la campagne Support, don’t punish qui culminera avec la première édition de l’East African Harm Reduction Conference, en novembre prochain, à Nairobi.

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