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Le Dr James Gopalsamy Naidu est chimiste, docteur et chercheur en médecine spagyrique. Un terme qui découle du mot grec «spao» (séparer, purifier) et «ageiro» (réunir) et désigne une approche thérapeutique basée sur les plantes. Les médicaments de synthèse, il ne les prescrit pas à ces patients. Ce Mauricien, qui vit en et pratique la médecine en Suisse, aborde ces patients avec une une méthode holistique.

Après l’Allemagne, où le laboratoire Phylak Sachsen a été fondé il y a 23 ans, et ensuite la Suisse, le Dr Naidu en ouvre une branche dans son pays natal en 2016. Sa thèse de doctorat, sanctionnée par l’université de Lausanne dont il était boursier, était axée sur les plantes médicinales de Maurice.

Pour le Dr Naidu, un médecin est un scientifique d’abord. Mais il doit aussi pouvoir interpréter des signes astrologiques aussi bien que trouver la cause des symptômes à travers la numérologie, soit la date de naissance de ces patients. Donnant ainsi un autre aspect de la médecine autre que celle, conventionnelle, que l’on connaît à Maurice.

Le médecin pratique aussi l’astrologie médicale pour trouver les sources des traumatismes des patients. Et il extrait des plantes leurs essences pour concocter notamment des élixirs. Car la spagyrie, qui emprunte à la phytothérapie et à l’homépathie, s’attache au corps qu’à l’âme et l’esprit.

Le Dr Naidu, justement, se présente comme un homéopathe. Dans la lignée des travaux de Paracelse, philosophe et médecin-chirurgien suisse des années 1400 à l’origine de la spagyrie, il veut placer les plantes au centre du traitement médical, chez nous, à Maurice. Auteur de diverses publications scientifiques, il est également chargé de cours dans plusieurs pays d’Europe.

Qu’est-ce que la spagyrie ?

Fermentation, distillation, calcination. Ce sont là les trois phases du mode de fabrication au laboratoire Phylak. Une plante comprend trois principes spagyriques, explique le Dr Naidu. L’alcool (l’esprit de la plante, «spiritus»), obtenu lors de la fermentation, l’huile essentielle (l’âme de la plante), lors de la distillation, et lors de la calcination, les sels minéraux ainsi que les oligo-éléments (le corps de la plante).
Ces trois principes doivent être séparés, purifiés, puis enfin réunis. Ce qui en augmentera considérablement les vertus, à en croire le médecin homéopathe.
Chaque patient a des besoins différents. Les remèdes sont, donc, fabriqués suf-mesure à partir de mélanges d’essences spagyriques. Ils peuvent aider à traiter la digestion, la perte de poids, à apporter le calme, à stimuler les défenses immunitaires ou encore à mieux se concentrer.

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