Les bienfaits de l’allaitement pour la santé du bébé et de la maman sont connus et attestés par de nombreuses études. Mais les femmes n’y ont pas toujours recours de manière exclusive durant les six premiers mois de leur enfant. Une période pourtant préconisée par l’Organisation mondiale de la Santé.

«L’allaitement ne concerne pas que les mamans», fait ressortir le Dr Aruna Surnam, mais aussi le père, les proches et la société de manière générale. D’où la Semaine mondiale de l’allaitement, du 1er au 7 août chaque année. Le thème pour 2017 est «L’allaitement – soutenons le ensemble», explique celle qui est responsable des activités organisées dans ce cadre à Maurice.

L’enfant peut boire le lait maternel jusqu’à ses 2 ans, voire plus, note le Dr Surnam, qui est Regional Public Health Superintendent.

Selon une étude menée d’août 2011 à janvier 2012, seules 17,9% des mères nourrissaient exclusivement leurs enfants au sein durant leurs premiers six mois. A noter que l’Assessment of the Breastfeeding Practices and Infant Feeding Pattern among Mothers in Mauritius est basée sur un échantillon de 500 mamans.

Les données officielles disponibles au niveau du ministère de la Santé datent de 2002.

Le ministre de tutelle, présent au lancement des activités ce jeudi 3 août à l’hôtel Labourdonnais, indique que ses services disposent de chiffres plus récents. Un plan est en élaboration, précise Anwar Husnoo, pour encourager plus de femmes à allaiter leur enfant plus longuement.

L’Employment Rights Act (2008) prévoit une heure de pause quotidienne pour les mères qui travaillent et allaitent durant les six mois suivant l’accouchement. Période qui peut être étendue sur avis du médecin (voir p.29 de la loi).

Le Global Breastfeeding Collective (GBC) a mis en place des tableaux de bord par pays pour suivre les progrès de la mise en œuvre de mesures en faveur de et de l’état du soutien à l’allaitement. Des indicateurs et des objectifs sont fixés. L’objectif étant de faire grimper le taux mondial de l’allaitement maternel exclusif à 50% d’ici 2025.

Le GBC, mené par l’Unicef et l’OMS, rassemble des ONG, des institutions académiques et des bailleurs de fonds qui veulent accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs mondiaux quant à l’allaitement maternel.