Leela Devi Dookun-Luchoomun est toujours employée au collège du St Esprit. Elle est en «leave without pay», affirme Lysie Ribot. Ce qui, de fait, place la ministre de l’Education en position de conflit d’intérêts vis-à-vis du Service diocésain de l’éducation catholique (SeDEC), déclare la présidente de la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTOSU). Dookun-Luchoomun doit, donc, démissionner de son poste d’éducatrice, fait valoir Ribot.

Dans l’entourage de la ministre, on affirme qu’elle «a déjà terminé son temps de service dans l’enseignement, elle n’est plus sur le système». Et que par conséquent, «elle n’est dans aucune position de conflit d’intérêts». On se refuse toutefois à affirmer si Dookun a fait valoir son droit à la retraite ou si elle a démissionné de son poste.

Le SeDEC, après vérification auprès du manager du collège du St Esprit, confirme que Leela Devi Dookun-Luchoomun est «effectivement ‘on leave without pay’».

La présidente de la SPSTOSU a également soulevé un autre cas qui relève, selon elle, du conflit d’intérêts impliquant, cette fois, Jimmy Harmon. Directeur adjoint du SeDEC, il assume également la fonction de manager de deux collèges confessionnels. Une position intenable, selon Ribot. Qui déplore également l’attitude de Harmon vis-à-vis du personnel enseignant et son ingérence dans des questions syndicales.

La SPSTOSU réclame la démission pure et simple de Jimmy Harmon. Joint au téléphone, ce dernier n’a pas souhaité faire de commentaire mais nous a référé au service de communication du SeDEC. Celui-ci indique que le SeDEC réagira en temps et lieu aux divers points soulevés durant la conférence de presse, dont un cas allégué de «forgery» quant à l’évaluation d’un groupe d’élèves inscrits en troisième année de prévoc.