Une trentaine d’artistes investit la scène ce samedi. Des chanteurs et musiciens d’horizons et d’univers différents rassemblés le temps d’un projet musical, d’une idée qui prend vie. Stéphan Jauffret-Rézannah, à la tête de Jorez Box et qui porte ce projet à bout de bras, nous dit en dix points pourquoi ce concert vaut le détour.

  1. C’est la première fois qu’Eric Triton, qui assure la direction musicale du projet, entreprend quelque chose de cette envergure. Notre bluesman local a puisé du répertoire de chacun et retravaillé ces titres. Les lignes mélodiques sont respectées, c’est au niveau du rythme notamment qu’il y a du changement. L’ensemble, après tout, s’appelle Akoustik Groove System. On pourrait aussi l’appeler l’Akoustik Groove de Triton.
  2. On célèbre un anniversaire! Ce samedi, cela fera un an depuis que Tritonik – la formation dans son ensemble – et Lespri Ravann ont joué ensemble pour la première fois. C’était au Café du Vieux Conseil, dans le cadre du One Live Project. Si ces deux groupes sont un peu le cœur du spectacle ? On pourrait dire qu’ils en sont le socle.

  1. Cela fait longtemps que l’on n’a vu ni entendu 27 musiciens en même temps sur scène. 27 ! Vous vous rendez compte ? 27 durant les deux heures que dure le concert. Comment cela s’organise ? Un artiste ou un groupe principal – chacun fera deux titres –, les autres font les chœurs, il y aura des featuring sur certains morceaux. Et personne ne sort. On entendra aussi des nouveaux titres, notamment avec Zanzak, Ras Minik, Tritonik, Jason Lily, H, Sound et Yoan Catherine.

      1. Ce spectacle est le résultat de quatre longs mois de travail. Quand je dis ‘travail’, je pense aux efforts fournis, aux liens tissés, aux fous rires, aux découvertes, aux larmes parfois… Les répét’ ont eu lieu à raison d’une fois par semaine, deux fois sur le dernier mois, au Phare Kiltir Loft. Tout le monde ne bosse pas forcément comme ça pour préparer un concert. Toute la bande est là, pendant dix-douze heures, on mange, on boit, on rit, on partage… Au final, les artistes, jeunes et moins jeunes, le disent eux-mêmes : on est comme une famille. On puise dans les racines du sega qui s’ouvre à des sonorités plus contemporaines, plus urbaines.
      2. C’est un concert unique. Pa pou ena re-re avek sa plato-la. Par exemple, dans notre section cuivre, Philippe Thomas, Big Joe et Brian Armoogum jouent ensemble pour la première fois. Des jeunes côtoient des ‘vétérans’. Oui, on pourra toujours refaire un autre Akoustik Groove System, mais ce ne sera sans doute pas avec les mêmes artistes.

artistes akoustik groove

6. On s’est entouré d’une solide équipe technique. Christopher Essoo gère la lumière. Emilien Jubeau se charge de la scénographie. Yan Hernot, pas mal sollicité sur La Réunion et Mayotte, est notre ingénieur son car il y aura plus de huit instruments acoustiques et de très nombreuses voix.

7. Pour les jeunes talents. Quand je dis ‘jeunes’, je pense aussi aux ‘jeunes vieux’ (rires). Je parle là des artistes alignés dans Akoustik Groove System qui sont au début de leur carrière comme Gary Victor (plus d’un fredonnent son Zoli Mamzel), ou Sound qui évolue dans le milieu du hip-hop et vient ici ériger des ponts. Mais aussi de H et de Lil Klf, qui ont pas mal roulé leurs bosses mais qui restent peu, voire pas connus du grand public.

8. Il y aura du groove! Qu’est-ce que c’est ? Du rythme, de l’énergie. Et même des claques, selon Yann Hernot quand il a assisté à sa première répét. Bon, oui, on propose des places assises à Rs 400 et Rs 600 (trois catégories) sur le Rézo Otayo. Mais je parie que le public ne restera pas sur son siège bien longtemps !

9. Ce qui m’amène à l’avant-dernier point : la danse. Jean-Renat Anamah, par exemple, qui propose une chorégraphie avec son trio sur du Gary Victor, ça promet ! Les trois danseurs mais aussi les frères Samuel et Mathieu participent à quelques tableaux, sur des répertoires assez différents.

10. Enfin, découvrir le Trianon Convention Centre. Beaucoup ne le savent pas, mais c’est la meilleure salle acoustique de l’île. Elle a été dessinée par un Mauricien et des Sud-Africains se sont occupés de la logistique. Les amateurs de bon son seront servis.

Billetterie : Des places toujours disponibles sur le Rézo Otayo ou à l’un de ses points de vente. Les tickets seront aussi en vente sur place, le samedi 9 mai. Le concert démarre à 20h.

Photo : Kendy Mangra