La fin d’année 2017 n’est pas au goût des petits commerçants que nous avons rencontrés. Pour cause: à cinq jours de 2018, la vague habituelle qui submerge les rues de Port-Louis, bloquant les entrées des magasins, se fait attendre. Si certains commerçants sont toujours optimistes, arguant qu’il est trop tôt pour donner un avis définitif sur le «manque» de clients, d’autres font grise mine.

Swalay Husnoo gère, en compagnie d’autres personnes, un petit commerce de vêtements, tout près de la Gare du Nord. Selon lui, les clients se font de plus en plus rares car la compétition est plus féroce. «Ils préfèrent acheter dans les grandes surfaces», dit-il, résigné.

Même son de cloche chez Asad Dubuny. Au lieu d’acheter la viande bovine qu’il vend au marché central, il concède que les clients préfèrent en prendre au supermarché. Ce sont les conditions d’hygiène et le manque d’espace de stationnement autour du marché central qui demeure les principaux facteurs dissuasifs, selon lui.

Kailash Beedessee, de son côté, attend la fin de cette semaine avec impatience. Ses pétards, feux d’artifices et fusées, il en écoulera le plus durant les dernières 48 heures avant 2018.