L’université de Maurice (UoM) prend des mesures pour assainir sa situation financière aux dépens de son staff non académique. C’est ce qu’avancent des syndicats représentant cette catégorie du personnel. La University Staff Union (USU), la University Technician Union ainsi que la Mauritius Trade Union Congress ont animé une conférence de presse ce vendredi 17 juillet pour faire part de leurs griefs.

Les mesures préconisées par l’Efficiency Measures Committee,  que préside la vice-chancelière Romela Mohee, « visent » le staff non académique, affirme Iqbal Sokuroo, président de la USU. Le comité recommande ainsi, dit-il, de réduire, voire d’annuler les heures supplémentaires, d’adopter un roster system et le flexitime. Des mesures, poursuit Iqbal Sookuroo, sur lesquelles les syndicats n’ont pas été consultés.

Or, souligne Asoka Venkatasawmy, président de l’UTU, les chiffres disponibles pour l’année 2014 montrent que le personnel académique à plein temps représente 51% du staff cost. Cela alors que cette catégorie compte 284 personnes, contre 737 pour le personnel non académique. En outre, les premiers bénéficient de divers types d’allocations. Le syndicat, poursuit-il, compte réclamer les détails de ces items afin de pouvoir également « proposer des solutions » pour la réduction des dépenses universitaires.

La réunion spéciale de l’USU qui a lieu ce lundi a, pour sa part, a résulté dans un « vote of no confidence » à l’encontre de Romeela Mohee et de Vasant Jogoo, qui préside le Staff Committee de l’UoM. L’USU se dit également contre le Strategic Plan de l’UoM car il ne comprend ni la contribution du staff non académique, ni ce que sera leur avenir, soutient Iqbal Sokuroo.

Le président de l’USU indique que le syndicat a rencontré la ministre de l’Education Leela Devi Dookun-Luchoomun, et compte rencontrer le Premier ministre.

Photo : Vishnoo Ramasawmy, de la Mauritius Trade Union Congress, Iqbal Sookuroo, président de la University Staff Union, Asoka Venkatasawmy, président de la University Technician Union.