Attirer des investissements de 600 millions de dollars. Créer 25 000 postes. Tout cela grâce à l’économie bleue. Loin d’être « utopiques », ce sont là des objectifs basés sur le potentiel que recèlent nos ressources marines, a affirmé sir Anerood Jugnauth (SAJ) ce matin. Le Premier ministre procédait à l’inauguration de la première Conférence ministérielle sur l’économie bleue organisée par l’Indian Ocean Rim Association.

Notre zone économique exclusive, a rappelé SAJ, est vaste : 2,3 millions de mètres carrés, soit presque 1% de la superficie totale des océans. Les opportunités en termes d’activités portuaires, dit-ils, sont réelles, avec notre positionnement entre l’Asie et l’Afrique, les quelques 30 000 bateaux de croisière qui traversent nos eaux, l’expansion de nos activités de bunkering.

Il ne faudra pas non plus négliger la piste de gisements sous-marins de pétrole et de gaz, avance le Premier ministre, de tels gisements offshore ayant été découverts au large de certains pays de l’Afrique de l’Est et de Madagascar. Un cadre régissant les gisements de pétrole et de minerais souterrains est d’ailleurs en cours d’élaboration, a assuré SAJ. Tandis que le Board of Investment a pour tâche de mettre en place un oil and gas support sector.

Le partenariat public-privé étant privilégié, la première réunion du Joint Public-Private Sector Steering Committee aura lieu le mercredi 9 septembre prochain, a annoncé le Premier ministre.

Etienne Sinatambou, ministre des Affaires étrangères, espère pour sa part que la conférence aboutira sur un road map.