Ces habitants du nord de l’île regardent avec appréhension le comblement des marécages et les constructions qui s’élèvent sur ces wetlands comblés ou à proximité. Comme Géraldine Hill, qui réside au morcellement Swan, à Pereybère. Si elle a pu porter plainte à la police de l’Environnement, d’autres n’ont pas forcément l’impression d’être entendus par les autorités.

Il y a des risques environnementaux, ont-ils fait ressortir par le biais de leur porte-parole Georges Ah Yan, animateur du Forum des citoyens libres, et de l’association de protection de wetlands et cadre de vie dans le Nord. Les animateurs de la conférence de presse ont aussi mis en avant les craintes d’inondations. Ces zones humides, une fois comblées, ne canalisant plus les eaux pluviales.

Georges Ah Yan s’interroge sur l’octroi des permis au promoteur et le respect des conditions par celui-ci. Cela alors que la loi prévoit que des constructions ne peuvent se faire dans des zones humides ni dans une buffer zone délimitée.

Le travailleur social prévient : ces habitants descendront dans les rues s’il le faut. Les autorités ont dix jours pour réagir.

L’avocat Krisna Sawoo estime, pour sa part, qu’une révision des lois s’impose. La Constitution devrait aussi comprendre, estime l’homme de loi, une charte de l’écologie au même titre que les autres droits fondamentaux qu’elle protège.