Les gouvernements de Maurice et du Japon ont signé, aujourd’hui, un accord portant sur l’échange d’expertise technique au niveau des infrastructures. Mais ce qui devait être une simple cérémonie de signature d’accord s’est transformée en réunion d’affaires. En effet, le ministre Shinsuke Suematsu est arrivé accompagné d’une quinzaine de représentants de sociétés japonaises. Ils quittent le pays ce soir.

Cette rencontre suit la mission, le mois dernier, d’une délégation du Japon et vient souligner le fort intérêt que suscite Maurice.

En présence de Shinsuke Suematsu, ministre délégué auprès du ministère japonais du Territoire, des infrastructures, des transports et du tourisme, des explications ont donc été fournis sur les projets en gestation et auxquels les compagnies japonaises pourront prendre part car l’appel d’offres est international. A l’instar de celui pour la construction de round-abouts prévus dans le Road Decongestion Programme.

Nando Bodha, ministre des Infrastructures publiques, se réjouit de cet enthousiasme. Et de rappeler que Maurice prévoit des investissements à hauteur de Rs 50 milliards d’ici 2018 dans divers projets d’infrastructures. Le ministre n’oublie pas non plus les possibilités d’investissement sur le continent, en passant par Maurice. D’autant que le pays a des projets au Ghana, en Côte d’ivoire et à Madagascar.

Le ministre délégué Suematsu était, du 22 au 25 juillet, à la tête d’une forte délégation à Madagascar. Composée de représentants du gouvernement et d’une trentaine de sociétés nipponnes, la mission a assisté à la Conférence des secteurs public-privé sur les infrastructures de haute qualité.

A Nairobi lors de la Tokyo International Conference on African Development, en août 2016, le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait annoncé des investissements de l’ordre de 30 millions de dollars en Afrique d’ici 2018. Dont 10 millions de dollars au chapitre du développement des infrastructures.

En juin dernier, Vishnu Lutchmeenaraidoo soulignait l’intérêt des Japonais et