Ils veulent pouvoir faire leur internat. Ces diplômés en médecine estiment cependant que le Pre-Registration Entry Examination imposé par le Medical Council n’a pas sa raison d’être. Ils souhaitent que cet examen soit annulé, mais aussi une rencontre avec le ministre de la Santé Anwar Husnoo pour trouver une solution ou, du moins, un terrain d’entente.

Les dizaines de diplômés en médecine réunis, ce vendredi 8 septembre, au centre Marie Reine de la Paix le disent tout de go : ils ne courent pas après les postes dans la santé publique. Ils veulent seulement, après six premières années d’études de médecine, pouvoir faire leur internat afin de pouvoir exercer comme médecins.

Ils sont une centaine à s’être regroupés en association. Giovanni Terasawmy fait remarquer que 37 médecins ont été recrutés pour intégrer le shift system sans passer par le Pre-Reg Entry Exam. Certains de ses camarades attendent depuis 2012 de pouvoir faire leur internat, d’autres depuis 2015.

Nawfar Bauccha est censé être un chirurgien. Il ne peut toutefois pas exercer… n’ayant pas fait l’internat avant de partir pour ses études en chirurgie. Il commence à trouver le temps long : cela fait deux ans qu’il attend. Le chirurgien relève les différences de niveau et dans le contenu des 2 Pre-Reg Entry Exams qui se sont tenus jusqu’ici. Et alors que les prochaines épreuves sont prévues en novembre prochain, «nous sommes dans le flou», dit-il.

L’Inde avait été sollicitée pour préparer les épreuves. Le Medical Council s’est ensuite tourné vers les médecins à Maurice cette année, explique Nawfar Bauccha. Mais ces derniers ayant refusé, il semble que l’aide de confrères australiens a été recherchée, note notre interlocuteur.

Photo (à l’avant-plan de g. à dr.) : Jamaal Jeetun, Giovanni Terasawmy, Bauccha Nawfar et Divya Jugnarain