Devant la municipalité, la foule est compacte. La colère palpable. Deux jours depuis qu’ils ne sont plus autorisés à commercer dans les rues de la capitale. Deux jours depuis que les marchands ambulants font le pied de grue entre la municipalité et le ministère des Collectivités locales, dans l’espoir que les autorités revoient leurs positions.

Or, celles-ci ne laissent paraître aucun signe de fléchissement. Et maintiennent que les marchands ambulants doivent se plier aux décisions annoncées la semaine dernière. Soit, prendre possession de l’espace qui leur a été alloué aux places Decaen et de l’Immigration.

Alors que les marchands ambulants tentent de se faire entendre des autorités, des députés de l’opposition ont profité de la pause-déjeuner de la séance parlementaire du jour pour leur afficher leur soutien. On a ainsi vu les députés Jean Claude Barbier, Aadil Ameer Meea, Shakeel Mohamed ou encore Danielle Selvon, à la municipalité de Port-Louis

Danielle Selvon, qui siège en indépendante et députée de Port Louis Ouest/Grande-Rivière-Nord-Ouest, a ainsi promis de solliciter un rendez-vous avec le Premier ministre afin de réclamer des « conditions de travail humaines » pour les colporteurs.

Shakeel Mohamed a pour sa part recommandé aux marchands ambulants de rester unis et de « parler d’une seule voix ». Le député rouge interpelle également le ministre Anwar Husnoo afin qu’il « ne se sauve pas devant ses responsabilités ».