L’«entêtement» du gouvernement à procéder avec les démolitions à Barkly et La Butte a conduit à une «sauvagerie», estime Ashok Subron. Le porte-parole de Rezistans ek Alternativ insiste fortement sur un «principe de base» : «On ne peut pas détruire la maison de quelqu’un sans lui proposer une alternative.»

Les bulldozers ont démoli des clôtures mais aussi une partie d’une maison à Barkly, hier. Les habitants pensaient, eux, avoir obtenu un sursis avec la décision de la juge Rita Teelock de convoquer notamment le Premier ministre, le lundi 4 septembre. A La Butte, la police avait mobilisé un dispositif plus important pour évacuer la famille Rujubali.

Le parti au paillon s’inquiète également des conséquences de la dérogation que l’Etat et la Mauritius Export Association solliciterait auprès de l’Union européenne quant au quota de thon. L’emploi de quelque 8 000 travailleurs est en jeu, fait ressortir Stephan Gua.

Arvin Ramsohok s’est, pour sa part, attardé sur la plage de Pomponette. La compagnie qui a obtenu le bail, dit-il, fait face à des poursuites et pourrait être placée en redressement judiciaire.