Il n’y aura pas de Fact-Finding Committee pour l’heure sur le décès du nourrisson des Beekareea. En tout cas, pas en l’absence d’éléments le justifiant. Anwar Husnoo attend que démarre une enquête approfondie diligentée pour faire la lumière sur les circonstances menées à la mort du bébé, le 13 avril dernier.

Cette enquête a pris du retard, reconnaît le ministre de la Santé. Qui explique que l’un des médecins qui doit y siéger est pris par un autre Fact-Finding Committee.

Pourquoi ce second exercice en interne ? Husnoo n’était pas «happy» de l’enquête préliminaire. Celle-ci a conclu qu’il n’y a pas eu négligence médicale.

Face à Xavier Duval, Husnoo s’est défendu vigoureusement contre les accusations de dissimulation, de «cover up». Affirmant que «tous les soins appropriés» ont été prodigués au nourrisson. A l’accouchement, celui-ci avait le cordon ombilical autour du cou, a précisé le ministre. Et ses signes vitaux étaient inquiétants.

«Vous devriez faire attention à ne pas être aussi prompt à défendre» le personnel de santé, a prévenu le leader des bleus. Husnoo, a-t-il poursuivi, ne pouvant être à la fois «juge et partie». Le gynécologue n’était pas à l’hôpital Jawaharlall Nehru alors que le bébé avait des problèmes, a insisté le leader de l’opposition. Il aurait refusé de s’y rendre, prescrivant le traitement au téléphone, s’est insurgé Duval.

«Ti dimounn bashing»

Celui-ci a plusieurs fois pris exemple sur le système de santé britannique. Notamment pour ce qui est de la gestion des complaintes ; quant au fait qu’une autopsie est pratiquée systématiquement pour déterminer la cause du décès ; ou encore, à cause des risques de dépression, du soutien psychologique apporté aux parents qui ont perdu un enfant.

Anwar Husnoo est sorti de ses gonds. S’appuyant sur ses deux décennies de pratique de la médecine pour affirmer qu’une autopsie n’est pas ordonnée dans les cas comme celui du bébé Beekareea.

S’il reconnaît ne pas avoir encore rencontré ce couple du Sud, le ministre insiste que c’est parce qu’il attend d’avoir des faits et, partant, des réponses aux questions inévitables de ces personnes.

A Duval qui l’a accusé de faire du «ti dimounn bashing», faisant le parallèle avec le traitement différent d’une autre famille qui a perdu son bébé, Husnoo a renvoyé l’insulte. Accusant le leader du PMSD de donner dans le «cheap politics» sur le malheur d’une famille. «Shame on you!» lui a balancé le ministre, qui s’est aussi emporté contre un député bleu qui le haranguait.