C’est en se basant sur les déclarations de Paul Bérenger faites lors de deux conférences de presse que l’ex-Premier ministre a porté plainte. Navin Ramgoolam l’a affirmé à la barre, ce mercredi 5 août, en Cour intermédiaire. Il intervient comme témoin dans le cadre du procès intenté à Showkutally Soodhun pour « diffusion de fausses nouvelles ».

Interrogé par Jean Michel Ah-Sen, avocat du Parquet, Navin Ramgoolam déclare que sa déposition a été motivée par les propos tenus par Paul Bérenger en juillet 2011. Et qui tendraient à faire penser que Ramgoolam a usé de sa position pour intervenir dans le dossier Medpoint. Ce qui n’est pas vrai, maintient l’ex-Premier ministre. Qui décide alors d’organiser, lui aussi une conférence de presse afin de rectifier le tir. Toutefois, un sondage publié dans la presse montre qu’une majorité le considère coupable dans cette affaire. Ramgoolam décide alors de se tourner vers la police.

L’interrogeant à son tour, Raouf Gulbul, qui représente Showkutally Soodhun, demande à Ramgoolam si son statement s’est appuyé sur les propos de Paul Bérenger. Ce que le témoin confirme. Raouf Gulbul de revenir à la charge, en demandant à l’ex-Premier ministre si c’est par la presse et les conférences de presse qu’il a pris connaissance des fausses informations à son sujet. Ce que Ramgoolam confirme également. En précisant que dans sa deuxième déposition, il mentionne Soodhun car il a appris la source présumée des informations décriées après la conférence de presse de Bérenger.

Raouf Gulbul veut alors savoir s’il y a eu des troubles à l’ordre public suite aux propos de Bérenger. Ce dernier de répondre par la négative. Cela, dit-il, parce qu’il a nié les allégations faites à son encontre.

Paul Bérenger et Zouberr Joomaye ont témoigné le 1er juillet dernier.

L’audience reprendra demain, 6 août.