Hier, Ivan Collendavelloo se posait en « spectateur attentif » de l’affaire Álvaro Sobrinho. Aujourd’hui, le Deputy Prime minister (DPM) indique qu’il revient à l’homme d’affaires et philanthrope angolais de se défendre dans la polémique qui ne cesse d’enfler autour de sa personne.

Collendavelloo a cependant vivement défendu Ameenah Gurib-Fakim, s’en prenant à certains journalistes hommes qui, de par leurs écrits, ternissent l’image de la présidente de la République en l’associant à cette controverse, et celle du pays.

Collendavelloo va même plus loin, du haut de sa tribune au centre de conférences de Pailles. Le leader du Muvman liberater (ML) fustige ceux qui, depuis le début du mandat du présent gouvernement, s’en prennent aux femmes nommées à de hautes responsabilités « parce qu’elles sont proches du MSM, proches du ML ».

Et de citer certaines affaires qui ont défrayé la chronique :

  • Vijaya Sumputh, dont la nomination à la tête du Cardiac Centre a été contestée devant l’Equal Opportunities Commission mais est la « meilleure directrice » du Cardiac Centre, selon Collendavelloo ;
  • la Speaker Maya Hanoomanjee : « Sa fille n’a pas le droit de faire du business juste parce que la mère est Speaker ? » s’est demandé le DPM ;
  • Leela Devi Dookun-Luchoomun, dont le fils médecin a été recruté par la santé publique ;
  • ou encore Roubina Jadoo-Jaunbocus, dont le nom est apparu dans la presse « juste au moment où il était question de remaniement » ministériel et en a disparu tout aussi vite, selon le ministre, à l’issue de cet exercice.

Le Premier ministre a, pour sa part, critiqué sans les nommer ses adversaires politiques. « Nous devons juger les gens par leurs paroles et par leur manière d’agir, a fait ressortir Pravind Jugnauth, y compris moi. »

Rappelant, au passage, que ceux qui s’érigent aujourd’hui en grands défenseurs de la cause féminine sont aussi ceux qui, il n’y a pas si longtemps, ont dénigré leurs adversaires politiques, des femmes, en s’attaquant au physique.