Ils sont au nombre de soixante-quinze. Ces ingénieurs aéronautiques d’Air Mauritius sont frustrés de leurs conditions de travail jugées discriminatoires, explique Reeaz Chuttoo, le président de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP). Des inégalités dans les heures de travail et dans le nombre des congés maladie et de congé d’urgence, l’absence d’accord collectif et de grille salariale sont les principaux points que contestent ces employés comparé aux autres catégories de salariés de la compagnie d’aviation nationale.

«Depuis trois mois», il n’y a plus de négociations «formelles» quant à l’accord collectif, avance le syndicaliste. Chuttoo souligne que les discussions pour établir une grille salariale traîne depuis «900 jours», malgré des procédures initiées devant l’Employment Relations Tribunal.

Les ingénieurs informatiques réclament une reprise des négociations «dans les plus brefs délais» avec la direction d’Air Mauritius. Une lettre a été adressée au CEO d’Air Mauritius, le mercredi 5 septembre.

Chuttoo demande aussi l’intervention du Premier ministre Pravind Jugnauth dans cette affaire.

Des actions industrielles sont prévues si rien ne change.

Contacté par téléphone, le responsable de communication d’Air Mauritius Prem Sewpaul n’a pas souhaité réagir. Indiquant seulement que des discussions sont en cours avec divers syndicats.