Il y a encore trop de roussettes par rapport à la superficie de «notre petite île», selon Mahen Seeruttun. Le ministre de l’Agro-industrie annonce un nouvel exercice d’abattage qui démarre dès demain et aura cours jusqu’à début décembre. Confirmant une décision prise depuis au moins juillet, comme annoncé sur ION News.

Comme lors des années précédentes, les officiers de la Special Mobile Force seront chargés d’abattre les chauves-souris. Ils devront éliminer 20% de la population, les corps seront incinérés.

La population est de 65 000 à 66 000 chauves-souris selon le dernier comptage effectué par le National Parks and Conservation Services, maintient Seeruttun. Un chiffre qu’il ne remet pas en question et qu’il avait déjà évoqué le mois dernier. «Les dégâts qu’elles causent sont encore conséquents», explique-t-il.

Les planteurs d’arbres fruitiers ont réclamé cet exercice afin de protéger leurs récoltes de mangues et de letchis qui s’annoncent meilleures que l’année dernière.

Si les autorités mauriciennes estiment que la roussette est en surnombre, ce mammifère endémique figure depuis quelques mois sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature. L’organisme international avance que «la population de cette espèce de grande chauve-souris, endémique des îles Maurice et de la Réunion, a diminué d’environ 50% entre 2015 et 2016, en grande partie à cause d’une campagne d’abattage initiée par le gouvernement mauricien».