Le protectionnisme grandissant de l’Occident est «dangereux» pour Maurice. Une «guerre commerciale», ainsi que le laissent envisager les récentes déclarations du président américain Trump, encore plus, insiste Vishnu Lutchmeenaraidoo. Face à ce climat délétère, Maurice doit se protéger. L’accord commercial en discussion avec l’Inde participe à cette stratégie, souligne le ministre des Affaires étrangères.

Maurice et la Grande péninsule entament, ce lundi 9 juillet, le cinquième tour de négociations autour du Comprehensive Economic Cooperation Partnership Agreement (CECPA). L’accord devrait être signé d’ici la mi-décembre, assure le chef de la diplomatie mauricienne.

Les discussions se poursuivront à Balaclava jusqu’au 11 juillet. Elles visent à finaliser la partie sur le commerce des biens. Cela inclut, entre autres, l’accès préférentiel pour els produits d’exportation, la liste des engagements au niveau du secteur des services, des mesures sanitaires et phytosanitaires, les barrières commerciales ainsi que la coopération économique.

Ce partenariat est essentiel dans la stratégie de Maurice d’agir comme pont entre l’Afrique et l’Asie, fait comprendre Lutchmeenaraidoo. Pour qui Maurice doit s’imposer comme étant incontournable au niveau de la région. De même, poursuit le ministre, l’Inde, la Chine et la Russie sont «fondamentaux» pour l’avenir de Maurice au vu des soubresauts politiques sur le plan international.

Maurice avait exprimé le souhait, en début d’année, que le CECPA soit mis en œuvre par paliers. La quatrième série de négociations sur le CECPA avait eu lieu en Inde, en mars dernier.