Raconter Port-Louis en vers. A travers des poèmes courts, à la métrique fixée, sur le mode du haïku japonais. C’est ce propose Aanas Ruhomaully dans son recueil «Mo Lavil enn Liv Uver». Celui-ci a été primé lors du 6concours littéraire de Ledikasyon Pu Travayer. Aanas Ruhomaully est attaché à la ville qui l’a vu naître. Tout comme au kreol, sa langue maternelle et celle dans laquelle il a choisi d’écrire sa poésie.

Présent au lancement à la municipalité de Port-Louis cette semaine, Cassam Uteem insiste sur le fait que le kreol est «le ciment de l’unité nationale». Et d’espérer que les auteurs mauriciens continueront à écrire dans cette langue pour «enrichir la littérature mauricienne».

Ledikasyon Pu Travayer célèbre cette année ses 40 ans. Quatre décennies engagées dans l’alphabétisation des adultes et, en parallèle, la publication d’ouvrages en kreol. «Mo Lavil enn Liv Uver», souligne Alain Ah-Vee, met en avant la «mémoire collective des gens ordinaires» quant à la ville de Port-Louis. Le kreol, insiste le membre de LPT, a sa place dans toutes les sphères de la société mauricienne. D’où le combat de l’association pour que cette langue soit incluse dans «toutes les institutions de l’Etat», y compris au Parlement.