Prem Beejan est en poste depuis le 2 avril. Le nouveau no 1 de la State Investment Corporation (SIC) travaille déjà d’arrache-pied sur un plan pour redresser les Casinos de Maurice. Sa «première priorité», affirme le Managing Director (MD) de la SIC, maintenant que les comptes sont presque prêts à être soumis au Registrar. Pour cela, Prem Beejan envisage l’ouverture de deux nouveaux établissements à Flic-en-Flac et Belle-Mare.

Depuis dix ans, la SIC a «injecté environ Rs 800 millions» dans les Casinos de Maurice, explique notre interlocuteur, pour combler les pertes. Ces établissements sont sous la responsabilité de la SIC Management Services, une filiale de la SIC. Des mesures sont donc nécessaires à court et moyen termes pour assainir la situation, insiste le nouveau patron de la SIC. Et faire que les 650 employés et leurs familles ne soient pas dans l’insécurité quant à leur avenir, poursuit-il.

Prem Beejan veut ainsi donner un coup de neuf aux établissements existants. En remplaçant ici des machines qui ont fait leur temps, en donnant là un coup de fraîcheur aux espaces. Des mesures à court terme qui, si elles ne réduisent pas le déficit de manière significative, feront augmenter les revenus «de 10%», juge Beejan, fort de ses trois ans à la tête des Casinos de Maurice et de ses 22 ans à gérer ce dossier à la SIC.

Le projet qui permettra toutefois aux casinos de se refaire une santé est plus ambitieux. Le MD de la SIC veut réactiver les licences des casinos de Flic-en-Flac et Belle-Mare. D’autant que, dit-il, les infrastructures sont là. Pourquoi un tel projet, qui pourrait nécessiter un investissement non négligeable selon le modèle adopté ?  Ces établissements feront augmenter le volume des activités et les revenus de manière conséquente, explique Prem Beejan. Et remettront les Casinos de Maurice sur les rails de la rentabilité.

En outre, leur réouverture rend possible le redéploiement d’employés surnuméraires. Certes, depuis 2015, le personnel a été réduit par 200. Mais ils sont à peu près autant à être en trop, dit Prem Beejan selon les premières indications obtenues. En attendant, le MD de la SIC planche également sur un plan de «reskilling», qui prévoit la formation de personnes afin d’être déployées à des postes où le personnel manque.

Prem Beejan espère avoir «la collaboration de tous les employés» pour la mise en œuvre de ses projets.