C’est un jugement qui fait date. Et dont le gouvernement mauricien devra tenir compte, estime Paul Bérenger. La Cour suprême de l’Inde au grand complet a statué, hier, que «la vie privée est un droit fondamental» qui fait partie du droit inhérent à la vie à la liberté. Ce jugement (lire ici) pourrait avoir des répercussions sur Aadhaar, le système d’identification biométrique du gouvernement indien, mais aussi sur les libertés civiles. Une base de données que le gouvernement utilise pour cibler ces programmes sociaux.

La collecte de données biométriques (empreintes digitales et scans rétiniens) violait le droit à la vie privée avaient argué ceux qui contestaient ce système. Ce droit, avaient répliqué les représentants légaux du gouvernement Modi, n’est pas reconnu par la Constitution indienne.

Pour Bérenger, le gouvernement doit «pran kont». Des questions similaires quant à la protection des données et au droit à la vie privée ayant été soulevées à Maurice avec la carte d’identité biométrique.

Le leader du MMM souhaite, par ailleurs, qu’au vu de la concrétisation des projets de développement sur Agalega, le Maritime Security Agreement entre l’Inde et Maurice soit rendu public.

Le chef des mauves s’interroge également sur le projet de port de pêche à Bain-des-Dames. Pourquoi une firme privée indienne s’y intéresse-t-elle ? le gouvernement chinois est-il impliqué ? veut-il savoir car il semble que le financement est assuré par la China Development Bank.

Paul Bérenger n’a pas manqué de railler la rencontre «pas siro» de Pravind Jugnauth avec la presse. Ni de souligner que Showkutally Soodhun sera indéboulannable du gouvernement «tan ki mantor la».

Commentant l’annulation d’un appel d’offres à Rodrigues pour la fourniture d’Internet, le leader du MMM estime que c’est là une «magouille» au profit de Mauritius Telecom qui fera du tort à la crédibilité de Maurice.

Quant à la pénalité fixe qui devrait frapper les passagers de véhicules marrons, Bérenger la trouve «injuste».