Maurice a, par le passé, obtenu des lignes de crédit auprès de la France, de la Chine et même de l’Inde à de meilleures conditions que celles négociées récemment par Pravind Jugnauth. C’est ce que soutient Vasant Bunwaree.

Le leader du Muvman travayis militan estime, par ailleurs, que le pays risque de rembourser plus à cause de l’appréciation du dollar, devise du prêt.

Fort de son expérience passée aux commandes des Finances, Bunwaree estime ainsi que le prêt consenti par la Grande péninsule n’est «pas vraiment une faveur».

Il déplore également le fait que cela ait été discuté à Delhi sans que, semble-t-il, Maurice n’ait bien défini les projets qui seront financés.

Une partie de la somme accordée, pense-t-il savoir, pourrait être injectée dans le projet Metro Express. Celui-ci, avance-t-il, pourrait bien connaître des dépassements budgétaires.

Commentant le Grand oral qui aura lieu ce jeudi 8 juin, Bunwaree s’attend à ce que les chiffres qui seront avancés pour le déficit budgétaire et le chômage ne reflètent pas la réalité. Dans le premier cas, explique-t-il, parce que des mesures annoncées lors du Budget 2016-2017 n’ont pas été réalisées. Dans le deuxième, parce que les chiffres officiels ne sont que des «trompe-l’œil» au regard des 300 postes créés en un an.

Bunwaree estime qu’il est temps d’introduire des taux variables de la taxe à valeur ajoutée, en fonction des revenus.

Il souhaite aussi une revalorisation du concept Maurice île durable, en boostant l’économie océanique «qui a pris du retard» et l’agriculture pour l’autosuffisance. Autre mesure souhaitée : une redynamisation de la destination Maurice, avec un accent particulier sur les touristes high spending.