Des trois fleurons de l’empire BAI, seul Courts sera vendu. Iframac devrait être géré par les employés du concessionnaire, qui se sont d’ailleurs prononcés en faveur de cette proposition aujourd’hui. Tandis que la clinique privée sera convertie en centre hospitalier universitaire (CHU), avec pour propriétaire l’Etat mais géré par une entité privée. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par Roshi Bhadain ce mardi 4 août. Le gouvernement a aussi tenu ses engagements, a déclaré le ministre des Services financiers, auprès des clients de la police d’assurance Super Cash Back Gold (SCBG) et de Bramer Asset Management (BAM).

Des deux offres sur la table pour la chaîne de magasins, c’est celle de David Isaacs et du groupe d’homme d’affaires rassemblés autour de lui qu’ont retenu les special administrators. Les nouveaux repreneurs assurant qu’ils conserveront 80% du personnel et que les salaires ne seront pas « pires » que ce qui est perçu présentement.

Quant à Iframac, les employés devraient se retrouver à gérer l’entreprise eux-mêmes, avec le soutien du gouvernement. Aucun concessionnaire local, explique Bhadain, n’avait fait de proposition jusqu’ici, préférant négocier directement auprès des grandes marques représentées il y a peu par Iframac. Peugeot a d’ailleurs annoncé qu’il se retirait, poursuit le ministre. Qui dit avoir été informé par la Financial Services Commission aujourd’hui que CFAO, Leal et Axess se disent disposés à « reprendre » le maximum d’employés d’Iframac.

Pour ce qui est de la clinique Apollo Bramwell, le Conseil des ministres a décidé d’en faire un CHU, cogéré par le privé. Les propositions reçues pour la reprise de cet établissement, précise Bhadain, n’étaient pas à la hauteur de sa valeur estimée. Le bien sera transféré sous la National Insurance Company.

En ce qu’il s’agit des clients du plan SCBG et de BAM, les paiements promis ont été effectués le 31 juillet, affirme Bhadain. Soit environ Rs 6 milliards. Les clients recevront bientôt un courrier détaillant les debentures, selon le ministre. Celui-ci a également avancé que les clients de BAM n’ayant pas rempli leurs formulaires car contestant le paiement de leurs investissements hauteur de 85% n’ont, pour leur part, rien reçu.

Et d’expliquer qu’en épluchant les comptes du fonds d’investissement, les special administrators se sont rendus compte que les clients de BAM n’auraient perçu que 27%, de nombreux assets ayant été vendus en 2014. Il y a également eu une forme de « misrepresentation » pour les investissements censés être appuyés par une police d’assurance de BAI Co Mtius. Cette dernière n’est pas une compagnie d’assurance, dit le ministre, mais une holding company. Un effort a cependant été consenti pour ramener les paiements de 27% à 85%.

Enfin, Roshi Bhadain affirme qu’il n’y a pas eu de perte d’emplois au niveau du groupe BAI. Hormis ceux faisant partie du management qui se sont rendus complices du scandale financier qui a secoué l’ex-empire de Dawood Rawat. La « psychose » voulant faire accroire que « lekonomi pe degringole » est « totalement fausse », affirme le ministre.