« I am prepared to talk to the devil if need be », a lancé Paul Bérenger en réponse à une question d’un journaliste. Une boutade, certes. Il n’empêche que le leader du MMM se dit prêt à entamer des discussions avec sir Anerood Jugnauth (SAJ) sur la réforme électorale. Si le Premier ministre a des suggestions à faire sur la réforme électorale, avance le leader du MMM, qu’il les fasse « en écrit et en détail, que nous puissions tous en discuter ».

Que le chef du gouvernement vienne dire, comme il l’a fait durant sa visite à Rodrigues, le dimanche 11 octobre, qu’il a toujours été contre la représentation proportionnelle ? « Complètement faux », insiste Paul Bérenger. En notant que l’introduction d’une dose de proportionnelle figure dans le manifeste électoral présenté par l’Alliance Lepep ainsi que dans le programme gouvernemental.

Aborder la réforme est nécessaire, déclare Paul Bérenger. D’une part, l’amendement constitutionnel voté au Parlement pour que les candidats aux élections ne soient pas obligés de déclarer leur communauté n’était valable que pour les suffrages de 2014. D’autre part, poursuit le leader du MMM, ce dossier est toujours devant le comité des droits humains des Nations unies.

Durant sa conférence de presse d’aujourd’hui, le MMM est également revenu sur les incidents de mardi, au Parlement. Revenant sur le clash avec la Speaker et la « manipulation » à la MBC. Bérenger s’est aussi étonné du fait que la réponse à la Private Notice Question prévue pour le 13 octobre a été circulée alors que celle-ci n’a pu être posée, le leader de l’opposition ayant été expulsé pour la journée de l’Assemblée nationale.

Photo : Paul Bérenger, leader du MMM, est entouré de Rajesh Bhagwan et d’Ajay Gunness.