Le Conseil des ministres, maintient Anil Bachoo, est la plus haute instance décisionnaire du pays. Et c’est le Conseil, affirme l’ex-ministre, qui a approuvé l’octroi du contrat de transport de carburants à la firme Betamax. « Je ne vois pas de faille dans ce dossier », a-t-il assuré à sa sortie du tribunal, cet après-midi. Arrêté aujourd’hui par le Central Criminal Investigation Department, Anil Bachoo a comparu en Cour sous deux charges provisoires et a été libéré sous caution.

« J’ai fait mon travail, ‘without fear or favour’ », a indiqué l’ex-ministre des Infrastructures publiques. Qui nie toutes les allégations « sans fondement » à son encontre. Se disant confiant dans la justice divine et celle du pays, Anil Bachoo affirme qu’il continuera son travail. « Tout cela est passager », a-t-il lancé.

Réagissant à une déclaration d’un membre de l’alliance Lepep qui a déclaré, dans une réunion, qu’en 2017, celle-ci n’aura plus d’adversaires, Bachoo dit voir clair. Et affirme que les adversaires du Parti travailliste tentent de se débarrasser tour à tour des cadres du parti, dont Navin Ramgoolam, Arvin Boolell et lui-même. « Mais ils ne réussiront pas », dit Bachoo. Il ne compte pas non plus se désister au niveau de l’exécutif de son parti le temps de l’enquête. « Nous n’avons peur de rien. »

Anil Bachoo se rendra de nouveau aux Casernes centrales pour les besoins de l’enquête. La police, avec qui il collabore, dit-il, est très « méticuleuse » et « fait son travail ».

Le gouvernement a résilié le contrat avec la firme Betamax, début février, et soumis le dossier à la police en raison d’« irrégularités ». Depuis le début de l’enquête, plusieurs personnes ont été convoquées aux Casernes centrales :

Soopramanien Pather, qui était Permanent Secretary au moment de la signature du contrat ;

Ranjit Singh Soomarooah, ex-directeur général de la State Trading Corporation ; mais aussi

Mahen Gowressoo, qui a dit avoir subi des « pressions ».