La «mobilisation historique» dont s’enorgueillit Aret kokin nu laplaz à Pomponette, le 1er mai, et les barrages enlevés par le public pourraient aboutir sur des arrestations. Le public présent a voté à mains levées pour défaire la clôture érigée par Clear Ocean Hotel and Resorts. Car pour le collectif, le bail ayant expiré depuis novembre 2017, c’est une occupation illégale. Les barrages n’ont pas leur place sur les pas géométriques, insiste AKNL.

Toutefois, une plainte pour destruction de biens a été logée à la police. Ce délit, explique l’inspecteur Shiva Coothen, est passible d’arrestation. «La police n’a pas d’autre choix», poursuit le responsable des relations presse au niveau de la police.

Yan Hookoomsing, l’un des principaux animateurs d’AKNL, doit se rendre cet après-midi à la Criminal Investigation Division de Chemin-Grenier. Après avoir été retranché à son domicile toute la matinée. Il affirme que la police a tenté de l’arrêter ce matin alors qu’il se rendait au travail. Les officiers ayant insisté lourdement pour qu’Hookoomsing les accompagne au poste, celui-ci a préféré rentrer.

Il avait signifié son intention de faire sa déposition en fin de semaine, le conseil légal d’AKNL n’étant pas disponible. Le collectif dit être en présence d’informations que des mandats d’arrêt ont été émis contre 5 à 10 activistes, affirme Carina Gounden, membre d’AKNL. Qui s’insurge contre les méthodes de la police pour «aborder les gens».

Au niveau d’AKNL, l’humeur est à la confiance, assure Carina Gounden. Abattre la clôture en tôle était une «décision collective» prise hier, rappelle-t-elle. «On verra bien ce qui se passe.»

Il était prévu que des activistes d’AKNL accompagnent Yan Hookoomsing au poste de police de Chemin-Grenier.

Ashok Subron, de Rezistans ek Alternativ, animera une conférence de presse à 15h30 aujourd’hui aux côtés de membres d’AKNL.

Du côté du ministère du Logement et des Terres, on affirme que le bail de Clear Ocean Hotel and Resort est toujours valide. Quand bien même il serait arrivé à terme, c’est au gouvernement, propriétaire du terrain, de prendre des actions vis-à-vis du promoteur, fait-on ressortir au ministère.