Le jugement de l’imam et responsable de l’influente organisation socioculturelle Zamzam est sévère. D’une part, il accuse le MMM de « trahison » pour ne pas s’être assuré qu’un membre de la communauté musulmane occupe un « poste constitutionnel ». D’autre part, il s’en prend aussi au Premier ministre qu’il accuse d’être un « nimak haram » (ingrat) puisqu’il ne reconnaît pas à sa juste valeur la loyauté de ses collaborateurs musulmans qui ne l’ont pas quitté pour rejoindre ses adversaires. Enfin, Ariff Bahemia attaque également sir Anerood Jugnauth et l’Alliance Lepep qui prennent, selon lui, la communauté musulmane pour un « chiffon » en ne lui confiant qu’un poste de « président sans pouvoir ».

Au final, c’est Cehl Meeah, le leader du Front solidarité mauricien qui s’en sort sans égratignure, l’imam de la mosquée Zamzam préférant s’abstenir de faire de commentaires sur ses chances et son poids durant les prochaines élections générales.