La période moratoire est arrivée à son terme. La loi concernant l’interdiction de sacs plastiques non biodégradables est désormais appliquée « dans toute sa rigueur », a insisté Raj Dayal aujourd’hui. Ainsi, 25 opérateurs illégaux ont été verbalisés et quelque 150 000 sacs non conformes saisis. Presque trois mois après l’entrée en vigueur de la nouvelle législation, le ministre de l’Environnement estime toutefois que les Mauriciens s’y sont bien adaptés.

L’interdiction des sacs plastiques en polypropylène non tissé sera bientôt étendue aux sacs agricoles et aux sacs-poubelle non biodégradables, indique Raj Dayal. Qui compte aussi s’attaquer aux contenants alimentaires en polystyrène. Des options vertes existent, insiste-t-il, à base notamment de feuilles de bananier.

La production de sacs biodégradables peut être créatrice d’emplois, souligne Dayal. Et pas seulement pour les PME qui en fabriquent à base de fibres naturelles (vacoa, rotin, raphia, tissu…). L’Environnement, dit-il, est en consultation avec d’autres ministères sur un projet en particulier : le défrichement de terrains laissés à l’abandon où des détenus cultiveront, par la suite, du manioc.

Comme la pomme de terre et le maïs, le manioc peut être transformé en granules qui servent ensuite à la fabrication de sacs. Ce plant a, en outre, l’avantage d’être très résistant et de pousser à travers le pays.

Il y a actuellement 9 producteurs locaux de sacs biodégradables. De même que 33 importateurs de sacs biodégradables et environ 1,8 million de sacs  en circulation.