Il a tenu à s’expliquer ce matin, mais uniquement face aux radios locales ainsi qu’à la MBC. Álvaro Sobrinho a, en effet, refusé que d’autres médias soient présents pour sa déclaration.

Álvaro Sobrinho estime que son groupe et lui font face à une « campagne de dénigrement » depuis plusieurs semaines. Son équipe est disposée, soutient-il, à répondre à toutes les questions de la Financial Services Commission.

L’homme d’affaires fait d’ailleurs ressortir qu’il n’a « jamais reçu de faveurs de la FSC ». Et d’insister sur le fait que, comme l’a précisé la Banque de Maurice hier, aucune entité du groupe qu’il dirige n’a fait de demande pour une licence bancaire.

Abordant la question des berlines luxueuses, celles-ci sont destinées aux « senior members » de son équipe, et non à des politiciens et à leurs proches, comme rapportés dans certains journaux, déclare Sobrinho. Des personnes hautement qualifiées, dit-il, qui ont « parfaitement le droit de jouir de ce privilège ».

Tous les véhicules ne lui appartiennent pas, fait remarquer Sobrinho.

Aux allégations de misappropriation de plus de 500 millions de dollars, du temps où il était à la tête de la Banco Espirito Santo Angola (qui a fait faillite en 2014), l’homme d’affaires rétorque : « Il n’y a aucune accusation formelle contre moi au Portugal ou ailleurs. Je n’ai jamais été accusé ou mis en examen au Portugal ou par d’autres autorités ailleurs dans le monde. »

Il compte, par ailleurs, demander à la FSC d’enquêter sur la fuite de ce matin. L’express a fait état d’un mail où le Solicitor General évoque, dans un mail au secrétaire financier Dev Manraj, qui préside la FSC, la possibilité qu’ASA Fund/Paset Fund ait fourni de fausses informations au régulateur. Ce qui est un délit sous la section 19 de la Financial Services Act.

Le Solicitor General explique que des actions seront nécessaires si, comme le rapportent l’express et le Mauricien du 7 mars, deux avocats dont les noms sont cités dans le dossier soumis à la FSC par Sobrinho ne sont effectivement pas impliqués du tout dans cette affaire.

L’homme d’affaires déplore « ce triste épisode » car son groupe propose un « plan positif » destiné à participer à ce que Maurice devienne un leader dans le secteur financier.

Après la lecture de sa déclaration écrite, Álvaro Sobrinho a refusé de répondre aux questions des journalistes autorisés à assister à la conférence. James Knight, directeur en stratégie et communication d’ASA Group, soutient que des réponses seront fournies mais qu’il faut respecter l’enquête en cours.

Images : MBC