Colère et frustration chez les sinistrés massés devant le poste de police de Pope Hennessy. Certains attendent depuis très tôt ce matin pour compléter les formalités afin de toucher l’allocation en cas d’inondation. A l’instar de Cindy Théodore, qui a passé les trois derniers jours au centre de boxe de Tranquebar à cause du passage de Berguitta. Elle patiente devant le poste de police depuis 6h du matin.

Les officiers de la Sécurité sociale ont démarré la procédure d’enregistrement vers 12h45. Comparant les listes obtenues des centres de refuge avec ceux venus faire leurs réclamations aujourd’hui. Les sinistrés sur les listes n’auront pas à attendre que la police fasse les vérifications d’usage à leurs domiciles.

Devant la foule massée, la ministre du Bien-être de la famille vient prêter main forte. Roubina Jadoo-Jaunbocus explique qu’une requête a été faite pour que le bureau de poste sis au bâtiment Emmanuel Anquetil soit ouvert un peu plus longtemps afin que les sinistrés puissent toucher leurs allocations.

La ministre qui, jusqu’à peu, était Parliamentary Private Secretary pour Port-Louis, s’est rendue au centre de refuge de Tranquebar, raconte Cindy Théodore. Roubina Jadoo-Jaunbocs, poursuit-elle, les a mis en contact avec des sponsors pour pouvoir recevoir des dons. À partir du lundi 22 janvier, les sinistrés devront, de plus, recevoir des bons pour des vivres de la Sécurité sociale. «J’ai reçu Rs 1500 de dédommagement mais ça ne me rendra pas mes affaires», dit Cindy Théodore.

Au poste de police de Pope Hennessy, 485 demandes ont été remplies afin de recevoir des allocations du ministère de la Sécurité sociale depuis le début de la semaine. Sans compter celles d’aujourd’hui.

Les sinistrés qui n’étaient pas dans les centres refuges devront se rendre au poste de police de leur localité afin de remplir une demande d’allocation. Celle-ci est de Rs 175 par personne, pour un maximum de trois jours, et reversé dans un délai de trois jours. Des officiers de la police se rendront ensuite sur les lieux du sinistre afin d’évaluer l’ampleur des dégâts. Par la suite, le dossier est transmis au ministère de la Sécurité sociale qui s’occupe du nécessaire pour les paiements.