Pour Bérenger, une petite heure aurait dû suffire pour boucler les négociations d’aujourd’hui entre lui et Navin Ramgoolam sur la réforme électorale et la IIRépublique. Même s’ils sont « presque tombés d’accord » au sujet de la réforme électorale, c’est le partage des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre dans le cadre de la IIRépublique qui est à l’origine d’un « désaccord fondamental ».

A l’issue de sa rencontre avec Bérenger, Ramgoolam a expliqué que leur différend porte sur la question suivante : à qui un président avec des pouvoirs devrait-il répondre ? C’est le champ des pouvoirs propres du chef de l’Etat et le fait de savoir s’il peut recevoir des directives du Premier ministre qui doivent ainsi être précisés. En août 2012, lorsque les deux hommes avaient évoqué la possibilité d’une deuxième République, c’est la possibilité que le président de la République soit élu au suffrage universel qui avait bloqué les discussions. Un président élu devenant de facto le chef de l’exécutif.

Le leader du PTr a précisé également qu’aucune autre rencontre avec Bérenger n’est prévue pour l’heure. Car il préfère consulter l’exécutif rouge – une réunion est prévue ce lundi après-midi – avant de décider de la marche à suivre dans le cadre des négociations. Ramgoolam a également tenu à préciser que « les élections ne sont pas pour maintenant ». ION News avait fait état, ce jeudi, de la possibilité d’élections générales anticipées dès le 22 juin si un accord est trouvé entre les deux hommes.

Malgré tout, Ramgoolam admet que « l’alchimie » entre lui et le leader du MMM existe toujours et prend des précautions de langage pour dire qu’il n’y a « pas d’accord entre le Parti travailliste et le MMM… at this point ».