Raj Dayal a pleinement collaboré avec les enquêteurs de l’Independent Commission against Corruption. C’est ce qu’a affirmé Ajay Daby, avocat principal de l’ex-ministre de l’Environnement, à l’issue de l’interrogatoire de son client, aujourd’hui à Moka. Souriant à son arrivée, Raj Dayal s’est cependant dérobé aux journalistes à sa sortie des locaux de la Commission anticorruption.

Raj Dayal s’étant aujourd’hui « expliqué », Ajay Daby estime qu’en ce qui le concerne, « l’enquête est close ». En précisant qu’il n’était pas question que son client soit arrêté ce 25 mars.

L’ex-ministre de l’Environnement a été entendu suite à la déposition, le mardi 22 mars, alléguant qu’il aurait sollicité une contribution financière contre la promesse de débloquer un projet immobilier.

Ajay Daby dit aussi avoir lancé un appel à l’ICAC pour « ne pas lyncher quelqu’un en public ». « Qu’on laisse les institutions faire leur travail », a déclaré l’homme de loi.

Le vrai débat dans cette affaire, selon l’avocat principal, c’est « l’étendue » de la Prevention of Corruption Act. La loi doit être revue, selon Ajay Daby, pour que « députés et ministres n’aient plus à se retrouver dans des situations désobligeantes ».

Du côté de l’ICAC, on fait ressortir que la position des avocats de Raj Dayal concernant les investigations en cours ne reflète pas celle de la Commission. Et de rappeler le communiqué émis vendredi dernier, qui exhorte le public à ne pas anticiper les conclusions des enquêtes en cours.

La Commission anticorruption précise également que Raj Dayal a été «entendu aujourd’hui ʻunder warningʼ». Sa version, poursuit le communiqué, «doit maintenant être contre-vérifiée».

La Commission se réserve le droit «de convoquer à nouveau M. Raj Dayal ‘under warning’». Celui-ci, note le communiqué de l’ICAC, s’est engagé à «se tenir à la disposition de la Commission».

Note: Cet article a été modifié pour refléter plus fidèlement la réaction de l’ICAC.