« Pourquoi Pravind Jugnauth défend-il Álvaro Sobrinho ainsi ? » C’est la question que pose Navin Ramgoolam. Le leader du Parti travailliste estime que dans cette affaire, une commission d’enquête est nécessaire.

Il y a tentative de cover-up du gouvernement dans cette affaire, selon le chef des rouges.

Ramgoolam estime qu’avec toute cette affaire, la Financial Services Commission est devenue la « risée du pays ». Et d’affirmer que le régulateur ne pouvait pas ne pas être au courant que le Board of Investment avait rejeté une application de Sobrinho en 2014. Ni que le gouverneur de la Banque de Maurice a aussi refusé « oralement » de considérer une telle requête.

Sobrinho, allègue encore Ramgoolam, a vu qu’il pouvait « acheter » « l’influence » aux plus hauts échelons à Maurice.

Si le leader du MSM a affirmé ne pas connaître Geanchand Dewdanee, arrêté dans le sillage de la saisie de 135 kilos d’héroïne, Ramgoolam soutient pour sa part que la « connexion avec Pravind Jugnauth est établie ». Le suspect dans cette affaire de drogue, allègue-t-il, est en lien « direct » avec Prakash Maunthrooa, conseiller du bureau du Premier ministre.

L’autre suspect dans cette affaire, Navin Kistnah, pourrait finalement devenir le bouc-émissaire de ce trafic de drogue, avance Ramgoolam. Qui allègue qu’on tente de « bâcler », voire d’« étouffer » l’enquête.

Le pays, dit le leader du PTr, est sous la coupe d’une mafia. « Qui en est le parrain ? »