A en croire les journalistes de La Sentinelle, leurs auditions au Central Criminal Investigation Department ont pris fin aujourd’hui. Nad Sivaramen, directeur des publications, Axcel Chenney et Yasin Denmamode devront tout de même se rendre de nouveau aux Casernes centrales demain.

Entendus depuis ce matin par les enquêteurs, les trois journalistes ont, durant la journée, été confrontés à Hussein Abdool Rahim. Celui-ci est considéré comme un «dénonciateur» dans cette affaire, selon l’inspecteur Shiva Coothen. Le responsable des relations presse de la police affirme, par ailleurs, que les trois journalistes sous le coup d’une arrestation. Si Sivaramen a bien été arrêté puis libéré sur parole hier, les avocats de ses collègues indiquent ne pas avoir été informés de l’arrestation de leurs clients.

Abdool Rahim, parieur professionnel, avait fait de graves allégations contre Ravi Yerrigadoo notamment. L’accusant notamment de blanchiment d’argent via le site de paris en ligne Bet365. L’Attorney General devait soumettre sa démission dans le sillage de cette affaire.

Abdool Rahim s’est par la suite rétracté sur les ondes de Radio Plus, le jeudi 21 septembre, avant de se rendre à la police pour y être entendu. Revenant sur ses dires, il insiste que ces journalistes de La Sentinelle, mais aussi Roshi Bhadain, auraient ourdi un complot pour «faire tomber Yerrigadoo».

Les principaux protagonistes de l’affaire Bet365, qui faisaient initialement l’objet d’allégations de la part d’Abdool Rahim, ont aussi été entendus comme témoins en fin de semaine dernière. Ravi Yerrigadoo, ayant déposé vendredi, revenant même dimanche pour poursuivre l’exercice.

Sivaramen, Chenney et Denmamode se sont rendus aux Casernes centrales hier, après une folle matinée où la police a tenté de perquisitionner leurs domiciles et des rumeurs d’arrestation imminente se répandaient. En fin de journée, Nad Sivaramen devait être le seul à être arrêté sous une charge provisoire de complot, puis libéré sur parole. Ses collègues ont aussi été autorisés à rentrer chez eux. Comme aujourd’hui.